LEOPOLD CHAZEAUD

leopold chazeaud 1919 001

 BIENVENUE SUR LE BLOG DE LÉOPOLD CHAZEAUD

 

Ce blog a été crée pour raconter l’histoire de la vie de mon arrière Grand – Père, Léopold, qui dans l’histoire familiale s’inscrit comme étant le pilier de toute une famille. Ce blog a aussi pour objectif de rassembler cette famille autour de la mémoire de cet homme qui a eu un parcours très riche et intéressant.

C’est en parlant avec ma Grand-mère, l’une des filles de Léopold, et en faisant l’histoire de la famille via la généalogie que j’ai découvert, voir redécouvert son histoire, et aussi parce que j’ai eu la chance de trouver dans les archives familiales beaucoup de documents et d’objets qui ont jalonnés sa vie.

Ce blog n’est ouvert qu’aux membres de la famille. Tout ceux qui voudront y ajouter leurs connaissances, histoires entendues sur Léopold, ces frères et sœurs, amis, enfants, etc…. seront les bienvenues, alors n’hésitez pas , c’est aussi votre blog !

Rémy

 

Publié dans : accueil | le 19 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

RETOUR DE CAPTIVITE

2 JANVIER 1919

C’est  à cette date là, que prend fin le long calvaire de la captivité de Léopold, qui amaigri, fatigué, mais riche d’une amitié profonde avec Achille, et un certain Fréchy, rejoint la France. A cette époque, et malgré la victoire face à l ‘Allemagne, l’armée tient particulièrement a ce que chaque soldat aille au bout de son engagement dans le service militaire, et ce même ci celui ci a été confronté à une très longue détention, dans les camps allemands.

Léopold, n’échappe donc pas, à cela et après une toute petite période, rejoint  sa nouvelle unité près de la ville de Conty, dans le département de la Somme. A priori Léopold, se trouve dans une école de conduite des engins militaires, ou je pense qu’il passa son permis de conduire, mais militaire uniquement a priori. Il se trouve au sein du 72 ieme Régiment d’infanterie. Je dois avoué, que je comprend pas trop dans quelle unité il se trouve vraiment, est il détaché du 18 RI, vers le 72ième RI, puis au 502ième RI, ou dans une de ces deux unités au sein d’une unité subalterne dite de conduite ( ce qui ressort de ces courriers entre lui et Alice , sa future femme), le CIA TM799 2ième Groupe , 2ième Escouade. Je suis donc ces courriers, et donc pour moi il est au CIA TM 799.

De là, Léopold n’a de cesse que de retrouver le commandant du 2ième Bataillon du 18 RI, afin de lui rendre , et ce en toute discrétion, le fameux billet de 1000 francs, les bonis du 2ième étranger du Lieutenant Duffau, qui lui confia juste avant de mourir. Durant toute sa captivité, Léopold, garda par devers lui, les effets personnels de ce lieutenant et ce fameux billet, qui je pense lui aurait d’un grand secours pour améliorer son ordinaire.

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Billet de 1000 francs édité le 23 mai 1914.

Connaissant le respect pour la hiérarchie de notre Léopold, celui ci je sais a fait une demande officielle, pour rendre en mai propre ce billet au Capitaine Chaubes ou au Commandant Tuffal. Je n’ai pas la trace de cette demande, ni d’ailleurs a qui elle fut adressée en premier lieu, mais j’ai trouvé dans les papiers de Léopold, une petite lettre, malheureusement abimée par le temps, mais dont on peut encore lire certains éléments et peut être en déduire d’autres.

Numérisation_20141229 (2)

Cette lettre en réponse donc à sa demande est faite le 20 février 1919

Le 20 février 1919

Mon Cher Chazeaud

J’ai envoyé…………………………………………………….;;

au Colonel du 18ième , le rapport ci joint

………………………… les lettres du

(sergent ?) Courbez et ……………………………………..

qui sont toutes les deux ……………………………………….

(pour voir).

Gardez cette lettre que……………………………………………..

……………..et attendez patiemment.

Je vous tiendrais au courant de ce qui arriveras

Bonne santé et bons souvenirs

Signature Illisible

Ce document malgré son état, nous donne plusieurs éléments sur cette affaire. Tout d’abord, la date, soit presque 1 mois et demi après son retour au sein de l’armée, et qui fait suite durant cette période a ces ou sa demande. Ensuite, on sait qu’un rapport a été établi et envoyé ( peut être une trace dans les archives du 18 RI ?). Nous nous apercevons, que son ami de détention Achille Courbez, a lui aussi écrit et témoigné de l’action durant sa captivité , de Léopold. Achille est bien sergent au sein du 151ième RI, décoré aussi de la croix de guerre avec Etoile. Enfin, l’auteur inconnu de cette lettre, lui demande de garder le rapport, la lettre de Courbez et celle ci comme preuve. Cet homme, doit être un ami de Léopold, car il lui souhaite une bonne santé ( durant l’année 1919, Léopold aura quelques ennuis sur ce plan là, surement les restes de ces blessures et des conditions de détention), et bons souvenirs, ce qui n’est pas du tout une habitude militaire.

L’affaire de Léopold, va donc passer devant une commission militaire, alors que lui à déjà rendu à l’armée, le billet de 1000 Francs, et donc un interrogatoire de l’intéressé et des éventuels témoins de l’époque vont avoir lieu. Durant cette période, entre mi janvier, et le 20 février 1919, Léopold est toujours en activité militaire sur Conty.

Publié dans : Retour de captivité | le 29 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

QUELQUES PHOTOS DE LA VIE DE LEOPOLD

VOICI QUELQUES PHOTOS DE LA VIE DE NOTRE LEOPOLD

Les premières photos trouvées pour l’instant sont sur la fin de son enfance, voir son adolescence. Léopold, est donc né en 1891, vers 1900-1905, son père Victor, quitte sa famille pour faire sa vie en Alsace. A priori, lui, son frère et sa sœur, furent placés dans une ou des familles sur Lyon. Léopold, commença a travailler donc très jeune, vers 16 ans. Il va travailler  sur Lyon, comme garçon coursier au Petit Chasseur Lyonnais. Voici deux photos , une envoyé a son oncle, le frere de sa mère: Théophile Dubourdieu, résidant à Bordeaux, et la deuxieme a un certain Georges et sa tante

Numérisation_20141228 (4)Léopold est donc sur la première photo le troisième en partant de la gauche, et sur la deuxième, le premier tenant son vélo en partant de la gauche.

Le voici maintenant a son retour de captivité en 1919, début de l’année car il ne porte pas encore ces décorationsNumérisation_20141228 (5)

Son ami de captivité, et celui qui deviendra le parrain de Odette, l’une des 6 filles de Léopold : Achille Courbez, du 151 Régiment d’infanterie.

 

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Son frère Eugène Chazeaud, décédé à priori durant la guerre de 14-18

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le voici donc après juillet 1919, avec ces décorations, croix de guerre avec palme, medaille militaire, croix du combattant

leopold chazeaud 1919 001 enfin, le voici surement en permission sur Bordeaux et avec notre arrière grand mère, Alice Lamaigniere

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Un de ces amis lors de son retour de captivité entre le 2 janvier et le 23 aout 1919. Il s’agit de Paul Collard, la photo est datée du 8 mai 1919

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Le voici maintenant, entre 1942 et 1946 avec sa tenue des gardes des marchés de Bordeaux. Il porte en fait le grade de brigadier des marchés.

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Publié dans : Quelques Photos à Identifier | le 28 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

PRISONNIER DE GUERRE

Mes recherches sur ce point là, sont encore à l’état embryonnaire. En effet, je n’ai que très peu d’éléments sur cette période. Cet article, au fur et à mesure de mes découvertes sur la captivité de Léopold, sera donc modifier.

 

Suite à la la bataille de Marbaix, ou il fût blessé grièvement, il y a un grand moment de vide , surement celui de sa convalescence, entre les mains de médecins allemands.

En effet, comme spécifié dans l’article précédent, je ne sais pas si Léopold, a été récupéré par les infirmiers français le 23 août 1914, dont déjà, le recul stratégique commençait vers la Marne , et qui auraient pu l’abandonner sur place, du fait  de ces blessures. Le soldat Léopold Chazeaud, étant intransportable. Peut être  plus simplement, il fût trouvé après les combats de Marbaix, par les allemands, et donc soigné par eux puis envoyé en captivité.

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Photo de 1914, exemple du traitement des blessés par les allemands.

Voilà donc Léopold en captivité.

Je ne sais pour l’instant sa date d’arrivée au sein du camp de prisonnier d’Alten- Grabow, mais une chose est sur, Léopold y a été interné au moins jusqu’en 1915.

Alten – Grabow, est situé entre Magdebourg et Berlin, à environ 90 km de la capitale Allemande. Il est situé dans l’Altmark. Il s’agit d’un camp de prisonnier pour hommes de troupes. Le camp dispose de plusieurs Théâtres, crées par les prisonniers, et d’une église. Le 12 mars 1916, le camp reçu la visite de délégués Espagnols, venus constater les conditions de détention, conformément à la convention de Genève, dont l’Allemagne est l’un des pays signataires. A cette époque, le camp contient 4 406 prisonniers , dont 2269 Français ( Militaires, civils, sanitaires, ecclésiastiques, médecins ), il est sous le contrôle de la Kommandatur du 4ième corps d’armée.

Le 10 janvier 1917 le camp contient : 4 421 prisonniers, dont 1748 Français, et 7783 prisonniers répartis dans des camps de travail ou des détachements de travail, c’est le cas de Léopold, a priori dés 1916.

Enfin, le camp contient sur le papier le 26 juin 1917: 11375 prisonniers dont 5375 français, mais dont la plupart travaillent dans des détachements de travail, c’est toujours le cas de Léopold surement. Dans les faits, le camp ne contient que 2307 prisonniers dont 1307 français.

D’Après les recherches, le camp d’Alten Grabow, dependait du Genneralleutnant Delius, comme inspecteur, et commandé par l’Oberstleutnant Freytag.

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Photos du camp d Alten Grabow.

LES CONDITIONS DE DETENTION

Les conditions de détention sont à peu près semblables dans tous les camps, quant à l’organisation (corvées de latrines, de cuisine, de nettoyage..etc), l’aspect disciplinaire diffère fortement d’un camp à l’autre, selon qu’il s’agit d’un camp de prisonniers civils, militaires, mixtes (civils et militaires), de représailles…etc, le commandant du camp influence également la dureté des conditions de détention, la punition du poteau, ou celle de la schlagge, courantes toutes deux à cette époque dans le milieu militaire, n’est pas pratiquée dans tous les camps. D’une manière générale, les camps d’officiers offraient des conditions de détention nettement plus acceptables que les camps de soldats ou de civils.

La nourriture y est généralement peu abondante, les colis destinés aux prisonniers ne sont pas toujours acheminés, ou alors avec une lenteur excessive et parfois volontaire, le courrier, censuré à plusieurs niveaux, n’arrive pas systématiquement à destination, il est parfois « retardé » ou supprimé purement et simplement, par mesures de représailles, parfois également, les autorités des camps organisent des séances obligatoires de courrier à destination des familles des prisonniers, ceux-ci doivent exagérer leur détresse morale et physique afin d’influencer les autorités françaises (mais les prisonniers ne se plient généralement pas à cette habitude).

Les camps ne disposent pas tous d’électricité, certains, en voie d’aménagement au tout début de la guerre en seront dotés par la suite, d’autres n’en disposeront jamais, par contre certains camps, très bien organisés, auront, dès l’arrivée des premiers prisonniers, des clôtures électrifiées. Le soir venu, le couvre-feu est imposé, et les prisonniers se voient privés de lumière, ils parviendront cependant à disposer de bougies, soit par achat, soit par fabrication locale, et poursuivront leurs activités bien au delà de l’extinction des feux.

Tous les camps ne disposent pas de baraques en dur (briques, béton, bois), certains ne comportent que de simples toiles tendues sur d’immenses piquets qui ne sont pas toujours fermées. Les lieux d’aisance (expression pudique de cette époque) ou latrines, peuvent être une véritable construction destinée uniquement à cet usage, parfois, il s’agit d’une simple tranchée, profonde, longue de plusieurs mètres, au dessus de laquelle est placé un rondin, maintenu par deux autres plus petits, fichés en terre, et soumise à la vue de tous (certains prisonniers ont relaté, dans leurs témoignages, le fait qu’il s’agissait d’une des parties du camp la plus visitée !). Les douches ne sont pas présentes dans tous les camps, parfois, un seul robinet sert à plusieurs centaines de prisonniers, certaines installations sont parfois dotées de tout le « confort », les commandants sont visiblement assez libres sur l’organisation de leurs camps, et font selon leur caractère, ce qui laisse toute latitude à l’arbitraire.

Les visites des neutres dans certains camps (ceux que les Allemands laissent visiter) permettent d’adoucir provisoirement le sort des prisonniers. Les commissions médicales Suisse étaient destinées à choisir les « échangeables », ceux qui finiraient leur détention dans un camp médical en Suisse en raison de blessures qui justifieraient ce transfert (il s’agit dans la plupart des cas de militaires, plus rarement de civils, ces derniers ne revêtant aucun aspect stratégique !). Ceux appelés à comparaître devant la commission médicale furent parfois surnommés les « suicidés ». Parmi les échangeables, figuraient également prioritairement, en théorie, le personnel médical militaire, mais, dans la pratique, certains furent internés pendant plusieurs années ; soit de leur propre chef, pour continuer à soigner leurs camarades, soit par décision de l’autorité militaire.

Voici quelques exemples de détentions dans les camps en Allemagne.

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Camp de Westlar

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Camp d’ Ohrdruf, camp médicalisé.

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Voici une photo trouvée dans les affaires de Léopold. On voit donc les prisonniers français posés avec leurs geôliers allemands. C’était une sorte de coutume dans les camps de prisonniers. La photo n’est pas de bonne qualité et aucune référence à une date ou un lieu.

Une chose est sur , vu les tenues françaises et allemandes cette photo est entre 19 14 – 1915. on aperçoit aussi des civils ( l’homme avec son chien). Serait ce une photo d’un kommando ( équipe de travail en dehors du camp ?)

Enfin, rien n’est moins sur, mais il se pourrait que Léopold soit le 1 ier en Haut à droite, en tenue blanche. Aidez moi à l’identifier si vous le reconnaissait. Cette photo apparaît aussi dans la rubrique  » Photos a identifier ».

Quelles furent les conditions de détention de Léopold ?

Dans certains courriers entre 1919 et 1946, il en fait état de manière sporadique et peu détaillée. Tout ce que je sais, c’est que les conditions de détention étaient certes dures, froid, faim etc…., avec les allemands qui, au fur et à mesure de l’avancée de la guerre et du nombre de prisonniers,  devinrent plus drastiques, mais aussi entre prisonniers du camp.

C’est ainsi que Léopold se lia d’amitié avec Achille Courbez, du 151 ième RI, et un certain Fréchy. Achille Courbez, grand gaillard, pris sous son aile Léopold, dont les mensurations étaient plus discrètes. Cette amitié, perdura entre ces trois hommes et leurs familles, bien après la mort de Léopold.

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Achille Courbez

Voici quelques photos et copies de documents de vie sur le camp.( provenance inconnue)

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Ci dessous, un mot manuscrit traduit et surement donné à la lecture du chef de baraquement

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voici maintenant une belle découverte : la gourde de Léopold durant sa captivité. Comme vous pouvez le voir cette gourde, couronnée d’un bouchon de champagne qui fut apposé ultérieurement, est entièrement   gravée par la main même de Léopold.ag7

Au centre les initiales de Léopold Chazeaud, le nom du camp d’Alten Grabow, les dates ( qui nous permet de connaitre les dates de sa presence au camp) 1914 – 1915 , et sur la tranche de la gourde, la mention « Souvenir de captivité ».

Cette gourde, n’est pas la gourde de dotation dans l’armée française en 1914, il s’agit d’une gourde de soldat allemand !

QUEL EST SON PARCOURS DURANT CES 4 ANNÉES DE CAPTIVITÉ ?

Sur cette partie là de sa vie, c’est assez difficile d’obtenir des informations concrètes, mais les différents échanges de courriers entre lui et sa future femme, entre janvier et août 1919, après sa libération, mais aussi les echanges de courriers entre lui et son ami rencontré en captivité Achille Courbez, nous donne quelques indications et nous pouvons mettre en place un parcours suivant

- 23 aout 1914 à fin novembre 1914 : Prisonnier de guerre blessé surement en milieu hospitalier militaire

- fin novembre 1914 a fin 1915 : internement au camp d ‘Alten Grabow, rencontre avec Achille Courbez . Ces dates sont corroborées avec les marquages de sa gourde

- début 1916 à juillet 1916 : travaille t il dans des Kommandos ( emploi des prisonniers par les allemands, en fonction de leurs compétences professionnelles, ce fut peut être son cas.

- Juillet 1916 : Une certitude, il se trouve a cette époque en Russie, ou dans un secteur à l’est , occupé par les allemands. Un seul document l’atteste, une photo trouvée, à la fois dans les affaires de Léopold, mais aussi dans celles d’Achille. Léopold parle aussi dans une de ces lettres a Alice, en 1919, de son envie de repartir en Pologne. Il faut savoir qu’avant 1919, la Pologne n’est pas un état en tant que tel, mais est partagé entre l’Empire Allemand, et l’Empire Russe. La Pologne ne deviendra un état souverain, qu’après le traite de Versailles en 1919. La ville marquée sur la carte postale est BJESLOWFESCH

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Léopold est le deuxieme en partant de la gauche.

- Entre Juillet 1916 et le 2 janvier 1919, date de sa libération, nous n’avons aucun élément concret. Je pense si les archives me le permettent, faire des recherches sur le camp et savoir les activités, afin d’y retracer son parcours.

Enfin voici une photo, de novembre 18 , a priori, Léopold est le premier assis en partant de la droite.

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Publié dans : Prisonnier de Guerre | le 29 octobre, 2014 |4 Commentaires »

PHOTOS A IDENTIFIER

Voici quelques photos que je cherche a identifier, l’analyse que j’en ai faite et mes hypothèses. Si de votre côté, vous avez déjà vu ces photos, ou que ces visages vous interpellent, indiquez le moi !

 

Pour information, il faut savoir qu’entre 1880 et 1925 environ, les photographes realiser des cliches de famille, ou des portraits qui se trouvaient alors sur un support identique à la carte postale, soit au recto le ou les personnages, lieux , au verso le format d’une carte postal pour écrire à la famille ou aux amis.

verso d'une photo entre 1880 et 1925

verso d’une photo entre 1880 et 1925

PENSEZ A CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR 

INCONNU N° 1

inconnu n° 1 001

 

 

autre photo du même inconnu

INCONNU N° 1 001

 

l’homme qui nous intéresse est en haut a gauche, la tête penchée.

Ces deux photos ont été trouvées dans les affaires de Jean Léopold Chazeaud.

les dates approximatives de ces photos sont entre 1900 et 1919 maximum, les tenues portées correspondent à cette période.

Vu l’age du personnage, il pourrait s’agir d’un arrière – arrière grand père pour ceux de ma génération, et d’un arrière grand père pour la génération précédente ( ma mère, ma tante etc….)

se pourrait il qu’il soit :

- Victor Chazeaud  le père de Léopold ?

- Jean Etienne Chazeaud : le Frère de Victor ?

- Jean Baptiste Lamaigniere : le père d ‘ Alice Lamaigniere ( épouse de Léopold Chazeaud )?

ou alors une personne du côté Dubourdieu ( famille de Marguerite Amanda , la maman de Léopold), Jean Eugene son grand- père ?

 

INCONNU N°2

inconnu 2 001Photo trouvée dans le porte feuille de Leopold. ressemble étrangement à l’inconnu n° 1 mais en plus jeune.

Vu ses habits, et la teneur de la photo, elle est antérieure a 1900, je dirais en 1880 et 1900 . Au verso de cette photo, il y a un texte ecrit au crayon à papier ou encre, donc impossible a nettoyer sans altérer le texte.

inconnu 2 002

 

TEXTE : « ………………ou portrait en l’honneur de ta fête ……………sieur………………………… »

se pourrait il qu’il soit :

- Victor Chazeaud  le père de Léopold ?

- Jean Etienne Chazeaud : le Frère de Victor ?

- Jean Baptiste Lamaigniere : le père d ‘ Alice Lamaigniere ( épouse de Léopold Chazeaud )?

- ou alors une personne du côté Dubourdieu ( famille de Marguerite Amanda , la maman de Léopold), Jean Eugène son grand- père ?

 INCONNU N° 3

inconnu 4 001

Cette photo a été trouvée dans les documents de Léopold.

Aux vues des uniformes et tenues, elle date entre 19 14 et 1915.

A droite en haut, en tenue blanche :

1) Est ce Léopold ?

2) s’agit il d’un ami a lui : Mr Fréchy

3) premier rang en bas a droite, deuxième personnage  serait ce Louis Lamagniere , Frere d’ Alice sa future femme ?

INCONNU N°4

inconnu 3 001

Le personnage a identifier se trouve en haut de droite a gauche le 4 ième homme posant les mains sur les épaules du 3 ième.

de quand date cette photo : 1912 – 1913 – 1914 – 1915 ?

Hypothèse :

si photo est de 1912 voir 1913  s’agit il de Léopold ? la logique le voudrait. Il s’agit alors du 2ième Etranger de la 5 ième compagnie du 2 bataillon du 18ième RI  de Pau

si photo est de 1914 – 1915 , s’agit il d’Eugène, le frère de Léopold qui lui ressemblait beaucoup ?

De plus amples éléments sur Eugène ont été mis a jour dans la rubrique : debut d’une vie et sa famille, merci de vous y reporter

Publié dans : Quelques Photos à Identifier | le 23 octobre, 2014 |2 Commentaires »

LA GRANDE GUERRE

Le début du 20ième siècle est une course à la guerre, entre les grandes nations européennes, les empires Allemands, Autrichiens, Russes Anglais, et la République Française. La course aux colonies commençait  au milieu du 19 ième Siècle, a amener une grande concurrence entre ces états. Le rayonnement culturel, diplomatique et industriel y sont aussi pour beaucoup. Alors que les peuples européens voient leur niveau de vie progresser,  tant sur le plan social, culturel, que de la santé, cette vertueuse spirale de la  » Belle Epoque  » va être stoppée nette en Août 1914.

Depuis de nombreuse années en France, la politique de la revanche, suite à la guerre de 1870 qui nous a vu perdre l’Alsace et la Lorraine, est latente, tant sur le plan politique et diplomatique, que social et éducatif et  que sur le plan militaire.

L’armée n’ a eu de cesse que de se préparer a une éventuelle reprise de ces départements et a battre l’ennemi devenu héréditaire : l’Allemagne

A cette époque, le service militaire était encore obligatoire mais avait largement évolué depuis la Loi Tiers du 27 juillet 1872 :  Le rapporteur de la loi, le marquis de Chasseloup-Laubat, présente le service militaire comme une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderai pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale. Cette loi créée une obligation militaire s’étendant sur une période de 20 ans. Le tirage au sort est maintenu. Le remplacement est supprimé mais on peut être dispensé pour diverses raisons dont soutien de famille. Établissement d’un registre de matricules par département à partir des listes cantonales de recrutement, mentionnant l’incorporation et tous les changements (affectation, domicile etc…. …) jusqu’au passage dans l’armée territoriale. Le service se décompose comme suit :

5 ans dans l’armée active – 4 ans dans la réserve d’active.

5 ans dans l’armée territoriale – 6 ans dans la réserve territoriale.

Puis la Loi Freycinet du 15 juillet 1889 : Elle fait progresser le principe de l’universalité de la conscription. Le service est réduit à 3 ans mais il y a désormais des dérogations. Les « dispensés » doivent  un service d’un an réduit à 10 mois pour les bacheliers et étudiants. Les exemptés du service actif sont affectés à un service auxiliaire. Le tirage au sort continue et les bénéficiaires ne font qu’un an. Par contre, les dispensés, exemptés et tirés au sort doivent payer une taxe militaire destinée à compenser leur régime de faveur. Un tiers de chaque classe d’âge fait un service d’un an. Le rôle social du service militaire est important : c’est une initiation à la modernité pour le plus grand nombre issu du monde rural par la découverte de la ville, l’initiation au maniement d’équipements plus sophistiqués que leurs équipements agricoles, découverte de l’eau courante, d’autres mœurs, coutumes et l’occasion d’apprendre le français pour ceux qui ne parlent qu’un  patois ou une langue régionale. C’est un réel facteur de cohésion sociale qui sera renforcé par la loi suivante.

Par la loi du 21 mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), le Ministre de la guerre, le général André, met fin au tirage au sort et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de 2 ans (au lieu de 3 depuis 1889). Toute dispense est exclue.

Le 7 août 1913, la durée du service est augmentée de 2 à 3 ans pour faire face aux classes allemandes beaucoup plus nombreuses que les françaises. L’armée Impériale disposait de 850.000 hommes contre seulement 540.000 en France.

LÉOPOLD AU SERVICE MILITAIRE

Léopold Chazeaud a 20 ans en 1911, il fait donc parti de la classe 1911 et il est appelé au service armée à la subdivision de Bordeaux 7 et porte le matricule 3690.

Le 8 octobre 1912, Léopold est affecté au 18 ième RI (Régiment d’infanterie ) de Pau, avec son matricule définitif numéro 3491

Nous n’avons pas de photos de lui en tenue à cette époque, mais voici a quoi ressemblait son uniforme en 1912.

soldat francais 1914

Le 2 Décembre 1913, Léopold est promu 1 ière Classe.

SON UNITÉ : LE 18 IEME RI

Voici d’abord, ce que nous appelons la « pucelle  » du régiment, une sorte de « pin’s »  qu’a du a l’époque arboré Léopold.

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Ce régiment est cantonné a Pau, avec un cantonnement aussi à St Jean Pied de Port . Il fait partie de la 72 ième Brigade d’Infanterie, 36 ième Division d’ Infanterie, 18 ieme Corps d’Armée. Ce régiment va se retrouvé sur tout les fronts entre 1914 et 19 18, dont le Chemin des Dames.

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Voici une photo d’hommes faisant partie du 18 ième RI, peut être des camarades de Léopold. Date et lieux de ce document sont inconnus.

Le 2 août 1914 , au déclenchement de la guerre, Léopold fait du partie du 18 ième RI commandé par le Colonel GLOXIN.  A cette date, le Colonel signe l’ordre de mobilisation en précisant :

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Le Colonel Gloxin, Commandant du 18 ième RI

 » C’est avec calme courage et entrain que le 18 ième recevra le baptême du feu et s’élancera sur l’ennemi , faisant ainsi honneur à son historique et à ses traditions et saura mériter à nouveau sur le champs de bataille les nobles paroles que Bonaparte lui adressait à Rivoli :Brave du 18 ième, je te connais, l’ennemi ne tient pas devant toi  »  Gloxin ajoute aussi que  » le 218 ième et 143 ième Régiment territorial, prolongement du 18ième RI, sauront eux aussi faire leur devoir « .

Léopold se trouve donc au sein du 2ième bataillon du Commandant Tuffal, 5ième compagnie du Capitaine Chaubes , 2ième Etranger du Lieutenant Dufau.

Le 6 août,  dans les délais fixés par le journal de mobilisation, il était prêt à partir avec l’effectif de 57 officiers dont 4 médecins et 3 326 hommes et gradés, sous les ordres du colonel Gloxin. Il était enlevé par trois trains, un par bataillon. Le 1er bataillon avec le général commandant la 72e brigade et son état-major quittent Pau le 6 août 1914, à 13 h. Le 2e bataillon avec le colonel et l’état-major du régiment à 17 h. Le 3e bataillon à 20 h.

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Départ de la Gare de Pau du 18 ième Ri, le 6 Août 1914.

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Voici le départ du 2ieme Bataillon et de l’Etat Major, Léopold est sur cette photo , en train de défilé dans Pau, en direction de la Gare, sous les vivas de la foule.

Début août 1914, son régiment se trouve transférer en Lorraine, puis va se retrouver engagé dans la bataille de Chaleroi et de Guise

LA BATAILLE DE CHARLEROI

Voici donc le récit de cette bataille, ou notre arrière grand-père et grand père fut jeté avec son unité du 20 au 23 août 1914. Il avait alors 23 ans……

Cliquez sur le lien pour découvrir cette bataille.

http://www.sambrerouge14-18.be/gozee/

Durant ces durs combats, Léopold va être blessé, le 23 août 1914, après avoir réaliser un fait de guerre, dont nous pouvons être fiers, et aussi nous imaginer à quel point cela a du être terrible, tant sur plan physique , car il va être grièvement blessé, mais aussi sur le plan psychologique.

Etat de ses blessures :

- une balle dans la cuisse droite

- un éclat d’obus dans le poignet gauche

- 5 éclats d’obus dans les reins.

Que s’est il réellement passé, lors de ces terribles journées du 20 au 23 août, et plus précisément celle du 23, ou Léopold joua un rôle important au sein de son unité ?

Mes recherches m’ont permis de le découvrir, avec des archives sur le 18 ième RI, et quelques contacts avec des historiens locaux. Plus particulièrement un livre :  » L’Historique du 18 ième R.I  » écrit par le Colonel Stépan du 18 RCP de Pau . Le 18ième RCP (Régiment de Chasseurs parachutistes) est le régiment qui remplacera le 18 ième RI.

Voici tout d’abord l’ordre de Bataille  du Régiment ( Cliquez dessus pour l’agrandir )

18e_Ri_0006

Léopold, est dans le 2ième Etranger commandé par le Lieutenant DUFAU, de la 5ième compagnie du Capitaine Chaubes.

Le 18 août, le 18ième est débarqué a Avesnes sur Helpe à 17 heures, puis le 19 et le 20 en direction de Solre le Château , via Semousies, puis cantonnement à Solre. Soit une progression de 18 km à pied en direction du front.

Le 20 août , le 18ième stationne a Solre, et prépare son départ pour le 21 août en direction de la frontière Belge qui est franchie en milieu de journée du 21. Pendant la marche, la population Belge témoigne aux soldats français un vif enthousiasme. Plusieurs fois, les hommes du 18ième sont accueillis en héros et applaudis par la foule sur leur passage. Le soir du 21, le 18ième se cantonne dans le village de Montigny St Christophe, avec 2 bataillons. Le troisième se trouve lui à Thirimont.

Le 22 août, étape de Montigny à Marbaix la Tours, en direction de CHARLEROI, ou les allemands alignent entre Charleroi, Namur, et Dinant 3 armées. A Marbaix, les hommes entendent le canon, ils ne sont qu’à quelques kilomètres du front et des allemands. Le 18 ième RI, se voit donc confier le secteur entre Marbaix, Beignée et Florenchamps. Au nord de cette position le 49 RI, sur une ligne Gozée Thuin.

18e_Ri_0008

Le 18ième s’organise sur le plan défensif, et dispose ces effectifs de la manière suivante :

- 1ier Bataillon : Beignée

- 2ième Bataillon : ( Celui de Léopold) en avant de Marbaix

- 3ieme Bataillon : Florenchamp

A partir de cette date, la bataille dite de Gozée s’enclenche. En effet le Général Lanrezac de la 5 ieme Armée Française, décide de décaler son assaut sur la Sambre ( vers Charleroi) du 21 au 23 aout 1914.

Les allemands devancent cette attaque des le 21 aout. Donc lorsque le 18ième arrive dans le secteur qui lui est désigné, les allemands, sont en train de porter leur effort depuis Charleroi, en direction de la Sambre, et donc de Gozée Marbaix.

Dans les 3 Bataillons, la moitié de l’effectif passa la nuit du 22 au 23 août dans les tranchées, l’autre moitié en cantonnement d’alerte.

Le 23 août au matin, les premières unités du 18ième RI , et plus particulièrement du 2ième Bataillon commence a être en contact avec les Allemands, qui sont à la lisière du Bois du Prince au Nord de Gozée. Le 18ième effectue son contact avec le 49ième RI.

A 12 h30 : le 2ième bataillon est au contact avce les Allemands, qui débouchent du Bois du Prince.

A 13 h les troupes du 49 ieme au sud de Gozée sont refoulées. Une jonction entre le 2ième Bataillon du 18 ième, et une compagnie de mitrailleuses et des effectifs d’infanterie du 49ième RI est faite à Marbaix.

Au même moment des hommes du 3ième Bataillon, et des hommes du 49 ième tente de reprendre Gozée.

A 14 h, le village de Marbaix est investi par les faces ouest ( Gozée ) et Nord (Bois du Prince). Les hommes du 2ieme bataillon, subissent un feu nourri des allemands, mais en fait les français perdent peu d’hommes, car ils sont dans les tranchées.

Mais lors de cet assaut, une section de la 5ieme compagnie du Capitaine Chaubes, dont fait partie le 2ieme étranger de Léopold, est touché par un obus dans la tranchée, lui causant de fortes pertes et des blessés.

le 1ier bataillon du 18 ieme RI, a pour mission sous le feu de l’ennemi, de se portait sur le flanc Est des allemands, pour dégager la pression sur le 2ieme Bataillon à MARBAIX.

C’est a ce moment là que se joue ce qui va faire que Léopold, va être blessé puis fait prisonnier.

A 14 h30, le Lieutenant Dufau ( qui commande le 2ieme étrangers de Léopold) se porte lui même avec une demi section sur la ligne de feu, afin de desserrer  l’étau sur la 5ieme compagnie. En traversant un terrain découvert, battu par l’artillerie, l’infanterie et des mitrailleuses, lui et tout ces hommes sont atteints.

Léopold, blessé à la cuisse droite par une balle, couché au sol, entend pres d’un trou d’obus, le cri de  » A moi, A moi,  » du Lieutenant Dufau, grièvement blessé. Léopold se porte sur lui, et durant quelques minutes, tient la main du Lieutenant en train de mourir. Dufau, lui donne un billet de 1000 francs ( les bonis du 2ième Étrangers, c’est à dire la solde ), puis il meurt. Il avait a priori 23 ou 25 ans. Le même age que Léopold. Il décide donc de brûler les papiers militaires ( Cartes, carnets ) puis aurait pris une montre et une bague de ce lieutenant.

Léopold aurait rejoint ces camarades, et se rendant compte que sa section ne possédait plus de sous officiers non plus, décide d’en prendre le commandement, et de tenter de résister à l’assaut allemand, de plus en plus pressant.

C’est a ce moment là, qu’il fut grièvement blessé par un obus, dont il reçut les éclats dans les reins et le poignet gauche.

La grande inconnue est de savoir ce qui s’est passé âpres : a t il été abandonné, considéré comme mort, est il le dernier survivant de sa section ou de la tranchée ? Fut il récupérer par des infirmiers français, et ramener à l’arrière ?

Seule chose dont nous sommes sur, c’est qu’il sera fait prisonnier.

La bataille de Gozée Marbaix, coûta 3000 hommes du côté français, et 27 000 sur la bataille de Charleroi.

Publié dans : guerre 14-18 | le 22 octobre, 2014 |1 Commentaire »

D’où vient le nom de Chazeaud ?

L’origine du nom de Chazeaud, vient du nom Cazals.

Du latin casalem, formé sur casa. Désigne au moins jusqu’au XIIe siècle une grande et riche maison. Autres sens possibles par la suite : enclos, et surtout ferme, qui semble à l’origine de la plupart des toponymes portant ce nom. Les formes similaires Chazal, Chazau, etc. ont pu prendre aussi le sens de masure, maison en ruine. Evidemment, le nom de famille Casal(s) désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Casal ou (les) Casals. C’est en pays catalan que les Casals sont les plus nombreux. Les Casal sont également méridionaux, mais on les rencontre aussi dans l’Aube et à la Réunion.

le nom est porté dans la Charente et les départements voisins. Avec le même sens : Chazeau, Chasau, Chazeaud, Chazaud (63, 87, 24, 33,16,17,18 ), et aussi Chazot (38, 69 ).

Selon des estimations, le nom de Chazeaud est encore porté par 106 personnes en France, avec une majorité dans le Cher ( Département 18). En Gironde, le nom de Chazeaud ( Surement des cousins très éloignés ) est porté par environ 20 personnes.

Enfin pour la petite anecdote par rapport au nom Chazeaud, et son Orthographe, même si cela n’a pas de lien avec notre famille , voici le blason des Chazot de Bourgogne….. on peut rêver,  non?

Chaslon-Chassiron-11-1a7w4y6t7j

 HISTOIRE DES NOMS DE FAMILLE

Dans la plupart des civilisations antiques, un seul nom servait à désigner l’individu. Ce nom restait attaché à la personne de sa naissance à sa mort, sans être toutefois héréditaire.

Seuls les Romains utilisaient un système de trois noms : le prénom, le gentilice (nom du groupe de familles) et le cognonem (surnom, devenu nom de famille). Cependant, les gens du peuple ne portaient en général que deux noms : le prénom et le cognonem.

Avec l’expansion romaine, le système à trois noms s’est étendu sur tout l’Empire et notamment la Gaule.

Les invasions barbares du Vème siècle détruisent l’Empire romain d’Occident et font disparaître le système à trois noms de la Gaule.

En effet, les populations adoptent alors la coutume des vainqueurs, qui était la leur avant l’arrivée des Romains. Il ne portent désormais qu’un nom individuel, qui ne se transmet pas d’une génération à l’autre. Ce système va perdurer jusqu’au Xème siècle.

C’est en effet au Xème siècle que le processus de création des noms de famille s’amorce. Face aux problèmes engendrés par un trop grand nombre d’homonymes, le nom individuel est peu à peu accompagné par un surnom. Avec l’usage, ce surnom tend à devenir héréditaire. Ce phénomène se rencontre d’abord parmi les famille nobles, puis s’élargit à l’ensemble de la population à partir du XIIème siècle.

A partir du XVème siècle, un long processus de fixation des noms de famille s’amorce. Par ailleurs, le pouvoir politique s’intéresse à la question et réglemente progressivement l’existence des noms de famille.

En 1474, Louis XI interdit de changer de nom sans une autorisation royale.

En 1539, François Ier promulgue l’ordonnance de Villers-Cotterêt. Celle-ci rend obligatoire la tenue de registres d’état-civil. Cette tâche est confiée aux curés, le Clergé constituant la seule « administration » présente dans tout le royaume. En fait, la décision royale officialise et généralise une pratique déjà en usage depuis le siècle précédent, principalement dans les villes.

Avec la Révolution française, la tenue de l’état-civil quitte le cadre de le paroisse. Elle passe désormais dans les attributions de l’État et se fait à la mairie de chaque commune.

La loi du 6 fructidor de l’an II (23 août 1794) interdit de porter d’autre nom et prénoms que ceux inscrits à l’état-civil. Cependant, le Conseil d’État peut autoriser un changement de patronyme (ils sont actuellement environ 800 par an).

En 1870, l’apparition du livret de famille fige définitivement l’orthographe de tous les patronymes.

II – ORIGINES DES NOMS DE FAMILLE

Les noms existants en France sont liés aux origines de la population française, formée par les colonisations, les invasions et l’immigration. Chacun a apporté avec lui sa propre langue et donc ses propres noms. En effet, l’onomastique est étroitement liée à la linguistique, la plupart des noms ayant une signification précise.

Nous allons donc étudier les différentes origines des noms présents sur l’ensemble du territoire ; puis les origines spécifiques à certaines régions ayant eu une histoire ou un peuplement particulier ; enfin, nous terminerons en évoquant succinctement les origines des noms apparus avec l’immigration.

(Source : Geopratronyme – Geneanet)

Publié dans : Étymologie du patronyme | le 21 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Ses Arrières Grands parents et ascendance , oncles et tantes

Nous avons abordés dans le chapitre Début d’une vie, la filiation directe de Léopold, c’est a dire ses parents et Grands Parents, ses frères et sœurs, sujets qui seront développés au fur et a mesure de mes recherches.

Ces dernières m’ont amené a remonter le temps à la limite du début du 17ième siècle, et de découvrir que notre famille, est affilié à la famille Ravezies de Bordeaux, dont certains d’entres vous connaissent la place du même nom.

place Ravezies Bordeaux

 

Voici donc ces arrières grands parents.

Côté Paternel  

Les parents de son Grand Père Jean Chazeaud

- Vincent Lamy Chazeaud, né le 6 avril 1793 au lieu dit Chez Peyricaud, près de la commune d’Allemans département de la Dordogne. Vincent Lamy, exerçait le métier de cordonnier. Je n’ai pas trouvé la date de son décès.

Marié le 24 février 1816 toujours dans la commune d’Allemans avec

Marguerite Rocher, née le 27 octobre 1793 à Allemans

Les parents de sa Grand Mère Elisabeth Hubert

Ignace Huber , né le 29 janvier 1777 à Kuttolsheim dans le Bas Rhin en Alsace , décédé le 04 mai 1842 à Schnersheim en Alsace. Il exerçait le métier de journalier

marié avec Salomé Weiss décédée avant 1814

marié le 28 avril 1814 dans la commune de Schnersheim Alsace avec

Hélène Rubrecht  née le 18 avril 1787 à Wilgottheim Alsace. Pas de date de décès, pas de profession.

Côté Maternel 

Les Parents de Jean Eugene Dubourdieu 

- Jean Dubourdieu  né le 10 février 1786 à Caudrot en Gironde, décédé avant mai 1856, charpentier de marine

marié le 26 juin 1816 à Bordeaux avec

- Jeanne Grenier, née le 24 octobre 1796 au 7 rue Vessieres à Bordeaux , décédée avant 1856

Les Parents d’ Anne Alegre 

- Pierre Alègre né le 10 mars 1807  Tonneins  lot et Garonne, Cordier, décédé avant 1856

marié le 20 juin 1829 à Bordeaux avec

- Marie Chavanac née le 8 octobre 1803 à Bordeaux, décédée avant 1856

 Maintenant abordons ces Arrières – arrières Grands Parents

Côté Paternel

Les parents de Victor Lamy Chazeaud

- Barthélémy Chazeaud  né le 13 mai 1766 dans le village de Bourg du Bost  département de la Dordogne, pas de date de décès sur les actes, mais sa profession : tailleur d’habits

Marié le 4 mai 1791 à Allemans  avec

- Sicarie Raspiengeas née le 18 avril 1768 à Allemans, décédé le 22 août 1835 à Lignan de Bordeaux département de la Gironde

les Parents de Marguerite Rocher 

- François Rocher  Cordonnier  ( Recherches en cours sur les dates )

marié avec

Marie Descombes  né le ???  décédée le 30 avril 1805 a Allemans Dordogne

Les Parents de Ignace Huber

- Jean Nicolas Huber né le 6 décembre 1739 dans le village de Scheinbenhard en Alsace, prés de la frontière avec l’Allemagne, à proximité de la rivière de Lauter. Jean Nicolas Huber décède le 14 mai 1842 à l’age de 102 ans, dans le village de Kuttolsheim ! Son métier Menuisier.

marié le 24 octobre 1763 à Kuttolsheim  Alsace avec

- Anne Marie Eve Millo née le 11 octobre 1739, décédée le 17 mai 1780 à Kuttolsheim Alsace

Les parents de Hélène Rubrecht

- Joseph Rubrecht né le ????, décédé avant mai 1814 à Willgottheim Alsace, Profession Tisserand

marié avec

- Catherine Herrmann née le ?????, décédée avant 1814 à Schnersheim Alsace

Côté Maternel 

Les Parents de Jean Dubourdieu

- Jean Dubourdieu né le ????? décédé avant 1816 à Caudrot Gironde  Charpentier de Navire

marié avec

- Catherine Duffauret  née le ????? décédée avant 1816 à Caudrot

Les Parents de Jeanne Grenier 

- Jean Grenier né le ???? décédé aprés 1816 charpentier de navire

marié aux alentours de 1796 avec

- Marguerite Quartier née le ???? décédée vers 1816

Les parents de Pierre Alegre 

- Jean Baptiste Alegre né le 22 octobre 1780, décédé le ????  à Tonneins département du Lot et Garonne, Profession  Cordier

marié le 6 août 1804 à Tonneins avec

- Isabeau , Elisabeth Cazanobe  née le 13 septembre 1782 à Tonneins , décédée le ?????

Ces arrières -arrières – arrières grands parents

Côté Paternel 

Les parents de Barthélemy Chazeaud

- Jean Chazeaud      ( dates en cours de recherches ) profession Métayer

Marié le 17 février 1744  dans le village de Petit Bersac, Dordogne  avec

- Marie Vergneaud  ( dates en cours de recherches )

Les Parents de Sicarie Raspiengeas 

- Jean Raspiengeas  Cultivateur né vers 1733

Marié le 3 février 1761 a Riberac Dordogne avec

- Jeanne Dumas née le 16 janvier 1739 à Ribérac, décédée le 16 décembre 1793 à Allemans Dordogne

Aucun éléments trouvés pour les parents de de François Rocher et Marguerite Descombes.

Les Parents de Jean Nicolas Huber 

- Jean Georges Huber né vers 1691 décédé le 24 février 1783 sur la commune de  Scheibenhard Alsace, Profession sabotier.

Marié le 17 février 1727 à Scheibenhard avec

- Anne Ursule Huck  …………( Recherches en cours)

Les Parents de Anne Marie Millo 

- Jacob Millo et Anne Marie ???? ( Recherches en cours)

 

 

Comme on peut se rendre compte, les recherches nous mènent à la lisière de la fin du 17 ième Siecle, et qu’il s’agit d’une connexion entre deux régions : l’Aquitaine ( Gironde et Dordogne)  qui s’appelait autrefois provinces de Guyenne et Gascogne et l’Alsace.

Carte des provinces2 Par quel biais, les Chazeaud et Hubert ont ils pu se rencontrer? Dans le cadre de tour de France du compagnonnage, d’échanges commerciaux , déplacements de populations pour cause de famine, guerre ?

Vous avez aussi remarqué que l’orthographe des patronymes ont changé entre la fin du 17 ième  et le 18 ième siècle . En effet, les Chazeaud, se retrouvent soit en Chazot, soit en Chazaud , soit en Chasau , idem pour les Hubert, qui prennent un T.

Cette différence est du au fait que jusqu’à la révolution française ( 1789 ), les actes de naissances mariages et décès sont tenues par les registres paroissiaux, et que la plus part du temps, l’écriture est plus une écriture phonétique . Apres la révolution Française, et à la suite de la destruction et disparition des registres paroissiaux , ce sont les registres d’état civil qui vont être constitué, voir réécrit, d’ou des différences dans l’écriture des patronymes, et la perte ou la mauvaise retranscription des dates, lieux.

 

Publié dans : des ancêtres | le 20 octobre, 2014 |6 Commentaires »

Sa naissance et sa famille

Jean Léopold est né le mardi 07 avril 1891, à Bordeaux. Tout au long de sa vie, seul son prénom Léopold sera usité.

Ses parents 

Père : Victor Chazeaud né a Strasbourg le 17 juin 1856, sous le Second Empire. Métier : Cordonnier

Victor Chazeaud  quitte sa famille entre 1891 – 1900, pour s’établir de nouveau en Alsace et refonder une famille.

Mère : Marguerite Amanda Dubourdieu née à Bordeaux le mercredi 17 octobre 1860. Très jeune Marguerite travaille comme plumeuse .

Mariés le 24 février 1881 à Bordeaux

Ses Frères et Sœurs

De ce mariage, sont nés

- Eliska Chazeaud  Née en 1882  ( Recherches en cours)

- Marie Thérèse  Chazeaud  Née en 1887  ( Recherches en cours)

- Eugène Chazeaud,   ( Recherches en cours)

Ce frère Eugène, j’en retrouve trace, mais les recherches sont en cours, car ce dernier serait tombé en 1915, lors de la première guerre mondiale, et sa dépouille ne fut retrouvée qu’en 1933. Sa trace apparaît , si il s’agit bien de lui, dans le Journal La Croix .

Périodicité : Mensuel (1880-juin 1883), Quotidien (16 juin 1883-1968), Etat de collection : T. 1, n° 1 (1880, avr.)-n° 3263 (1893, déc. 30

Cliquez sur ce lien ci dessous pour voir l’article de presse

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721300k.image.r=Chazeaud.f4.hl

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k413779v.image.Page.r=Chazeaud.f6.hl

Apres quelques recherches concernant Eugène, ce dernier apparaît sur 2 photos :

- la première ( qui se trouve également dans la rubrique photo a identifier) , nous fait apparaître Eugène en haut de la photo le 4ieme à partir de la gauche, celui qui pose ses mains sur les épaules de son camarade.

inconnu 3 001

Cette photo nous apprend que ces durant ces classes, car les hommes portent la tenue dite de travail sans distinction d’unité.

- La deuxième, nous montre Eugène en tenue , donc a priori après ces classes. Il porte sur le Kepi les lettres CRL ou GRL, ce qui peut signifié : Compagnie de Réparation de la Légion ( Élève Mécanicien) ou Groupement de recrutement de la Légion. En tout cas, il porte un uniforme de style enfant de troupe, ce qui peut correspondre vu son age de époque ( 16 -17 ans) .

Derrière cette photo, Léopold a marqué : » Un souvenir de ton frère » et l’ a envoyé a sa sœur Eliska, demeurant 3 petite rue des Feuillans à Lyon . Cela pourrait donc avoir été envoyé après sa mort et après le retour de Léopold donc en 1919.Numérisation_20141228

Ses Grand Parents

Côté Paternel

- Jean Chazeaud né le 29 mars  1817  à Allemans dans le 24 , prés de la ville de Ribérac , et décède le mercredi 26 mars 1879 à l’Hopital Saint André à Bordeaux

marié avec :

- Elisabeth Hubert né   le 17 juin 1824 à Schnersheim en Alsace , décédée le vendredi 16 janvier 1880 à Bordeaux, impasse Bardos. Il est fait état de son travail de journalière.

Voir Wikipedia sur Schnersheim

Cliquez sur le lien suivant 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Schnersheim

Côté Maternel

- Jean Eugène Dubourdieu né le 21 février 1828 à Bordeaux, décédé le 8 juillet 1893. Son métier Ouvrier Menuisier

marié le 20 mai 1856 à Bordeaux avec

- Anne Alegre né le 20 avril 1834 à Bordeaux, décédée vers 1893. Elle exerçait le métier de marchande à priori aux Capucins

 

Voici donc une page lié a son ascendance directe et à sa naissance , une autre page généalogique sera créée pour parler de ces arrières grands parents , oncles et tantes.

En tenue des gardes des marchés de Bordeaux, photo entre 1935 et 1939

En tenue des gardes des marchés de Bordeaux, photo entre 1935 et 1939

Publié dans : début d'une vie et sa famille | le 19 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

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